Je n’ai pas pu faire l’ouverture de l’Ombre le samedi comme prévu et ce n’est que quatre jours après que je suis allé rendre visite à mes partenaires de jeux favoris. La météo annonçait pour ce jour là un grand soleil et elle ne c’est pas trompée, mes avant bras ont pris des couleurs. Par contre s’il m’avait annoncé ce gros vent du Sud je me serai abstenu de monter…
J’ai voulu commencer comme d’habitude par un de mes bons coins sur l’Espezonnette. J’avais eu des échos comme quoi la rivière avait souffert d’une crue en Novembre, l’entendre dire est une chose mais le voir en est une autre. La rivière est méconnaissable, un bull l’aurai remonté tout le long que ça ne serai pas pire…. Par acquis de conscience mais sans grandes illusions je suis quand même allé voir deux coins où j’y ai toujours vu des Ombres. Ecoeuré !!! Il n’y a pas d’autres mots pour qualifier ce que j’ai vu de la rivière. Mes deux coins sont comblés par le sable et le gravier, les arbres arrachés…. Je reviendrais plus tard prospecter lorsque les niveaux auront baissé pour m’assurer qu’il reste encore quelques rescapés, enfin j’espère…..
Ma deuxième destination l’Allier bien sûr. Je ne me faisais guère d’illusions non plus car James (mes yeux sur l’Allier) m’avait déjà informé cet hiver que la rivière avait aussi subit de profonds bouleversements. J’ai là aussi eu du mal à retrouver mes coins intacts, mais la rivière étant plus imposante j’y ai quand même trouvé des belles veines que les Ombres affectionnent. Deux heures à peigner en Nymphe au fil ces veines pour seulement quelques Tacons (petit saumon) une truite d’à peine vingt cm et un seul Ombre quand même. Je venais juste de prendre un tacon et pensait à la touche que c’était le frère du premier. Ferrage pas trop appuyé, j’aurai du pourtant, car lorsque j’ai senti les coups de têtes caractéristiques de l’Ombre je me suis dit, « t’es mal barré mon vieux dans ce bouillon » Effectivement, arrivé en surface il m’a faussé compagnie. Pas très gros, maillé tout au plus mais dommage quand même, je lui aurai tiré le portrait volontiers. Je suis ensuite allé voir mon meilleur coin depuis pas mal d’années déjà au dessus de la confluence avec l’Espezonnette, les fonds y sont plus clair ce qui facilite la pêche à vue. Catastrophe !!!!! Un trou où habituellement il y avait entre un et deux mètres d’eau, et bien en période d’étiage il sera facile de le traverser sans trop se mouiller les pieds… J’ai pris un grand coup sur la tête en voyant ça, un copain m’a appelé à ce moment là et je lui ai dit que j’avais le moral au niveau de mes chaussettes en voyant cette désolation.
Nouveau changement de coin plus en amont et toujours le même spectacle, décidément je n’arrive pas à m’y faire. A force de marcher le long des berges je vais quand même réussir à trouver deux endroits où il subsiste une poignée de ces poissons. Il faut dire aussi qu’avec le vent omniprésent qui ride la surface il est assez difficile de les repérer facilement. Par contre qu’elle joie d’en avoir retrouvé non pas pour la pêche car je m’en fout un peu même si je suis là pour ça. Ce qui me préoccupe c’est l’état de la population déjà plus très nombreuse ces dernières années et qui là encore à du subir des préjudices. Je pense quand même qu’ils ont du se déplacer pour trouver des zones plus propices. L’hiver 2003/2004 avait déjà vu une crue produire les mêmes effets même si celle-ci avait été moins importante. Il m’avait fallut attendre 2007 pour retrouver quelques ombres à peu près régulièrement sur le parcours. J’espère que l’étude qui est menée actuellement pour savoir pourquoi les populations d’ombre de l’Allier sont en régressions aboutira à quelque chose de concret à la fin de celle-ci. Il est quand même fortement dommageable pour l’espèce que des dispositions ne puissent pas déjà être prises comme par exemple la limitation à un poisson par jour et par pêcheur. Ma position serai même de ne plus en garder du tout mais en laissant le loisir aux pêcheurs de pouvoir le pêcher librement. J’ai essayé sans pouvoir y parvenir. Il parait plus important à nos responsables de limiter les restrictions qui défavorisent la vente des permis que la limitation des prises d’Ombres. Faut bien vivre…….
En arpentant les berges j’ai réussi à trouver des alevins d’Ombres. Henry Persat le chercheur qui nous aide sur l’étude de ce poisson entreprise par les Fédérations de pêche de la Lozère, de la Haute Loire et de l’Ardèche m’avait expliqué comment les reconnaître sur les bordures. J’en ai fait une vidéo ainsi que de l’ombre que j’ai pris, peut être la maman de ceux-ci car il s’agit apparemment d’une femelle si je me fie à sa dorsale. Par contre il y a aussi énormément d’alevins de truites, les crues ont parfois du bon………..
Bilan de ma journée mis à part les coups de soleil, quatre Ombres décrochés, un cassé au ferrage et quand même un de pris (ouf).
Espezonnette. Il y avait des Ombres là, maintenant tout est comblé.....
Ce passage était quasiment infranchissable, un vrai boulevard maintenant....
Et là il y avait une belle fosse où les Ombres aimaient bien venir.....
L'Allier maintenant. Pour ce qui ont pêché ici avec moi, voici ce qu'il reste de la belle fosse qui existait ici. Il y a deux vidéos de prises d'Ombres en page d'acceuil,
je vous invite à aller voir comment c'était avant... Nous sommes pas prêt d'y revoir des poissons d'aussitôt.
Un Peuplier déracinè...
Un jeune Saumon qui espéront le retrouvera l'Ocèan un jour.
Et enfin, celui pour qui je suis venu.
36 cm, c'est pas énorme mais celà suffit à mon bonheur pour une première sortie.
Heureusement il nous reste encore de bien belles choses sur notre plateau ardèchois. Les narcisses embaument les près.
Pour le même prix j'ai rajouté les jonquilles pour madame.... Les deux en même temps sont
rares.
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Les participants à cette journée.
En action sur l'Ardèche.
Mise en pratique des conseils, et une
participante bien involontaire.....