Je suis retourné voir où en étaient les truites que je vous ai présenté sur la vidéo précédente et qui étaient en pleine période de reproduction. En fait j’avais
surtout l’espoir de revoir le gros pépère qui m’avait fait l’honneur de sa visite sur la frayère. Hélas pour moi il n’était pas de sortie, le copain qui avait trouvé la frayère l'a pourtant revu
il y a très peu de temps. Heureusement pour moi les autres avaient décidé de prendre le soleil. J’ai ainsi pu observer le mâle qui était présent sur la frayère et qui se nourrissait derrière la
femelle lorsqu’elle creusait le nid. Avec le froid il était moins fringant le bougre, il était calé au fond et il m’a fallut lui jeter plusieurs pierres pour le faire bouger.



Sur ces quatre photos, c'est le mâle d'environ 60 cm qui était sur la frayère. En suite ce sont certainement les autres poissons qui étaient sur la
frayère.
Cette truite prise du haut de mon observatoire, est celle
que vous allez voir sur la première partie de la vidéo qui va suivre.

En fin de vidéo, la truite qui prend la fuite c'est celle ci. Ces deux truites sont descendues se réfugier aux alentours de la frayère aprés l'épisode des
pierres.
2
Depuis deux trois ans l’idée me trottait d’aller refaire les bordures des rivières dans l’espoir de surprendre des truites pendant la période du frai. Cette année
j’ai pris le taureau par les cornes et en compagnie d’un copain nous sommes allés arpenter les bords d’une rivière. Notre première sortie c’est soldé par la découverte de quelques frayères, mais
rien de bien folichon. Une seule sera vraiment en effervescence avec une seule femelle pour plusieurs mâles qui ne pensaient qu’à en découdre afin de pouvoir profiter des charmes de madame. Fin
de semaine suivante, un coup de fil du même copain qui me dit qu’il a trouvé « la frayère ». Celle-ci occupé par du poisson de taille respectable avec à proximité un poisson qu’il me
dit être énorme. J’y suis allé le lendemain et là, jackpot.
Je vous laisse découvrir cette vidéo que j’ai réalisée avec les moyens du bord, c’est à dire avec mon appareil photo numérique en guise de camescope. Elle est d’une
qualité moyenne, sûrement un peu ma faute aussi, mais je pense que vous l’apprécierez quand même.
Ne soyez pas surpris de ne pas retrouver les deux vidéos. Je viens de mettre en ligne la Version intégrale.
5
Mercredi 14 novembre 2007
Depuis quelques années je suis préoccupé par la régression des Ombres communs du Haut Allier. C’est un poisson qui me tient à cœur
et lorsque l’aappma de Pont de Labeaume c’était lancé dans le projet d’introduire Thymallus sur la rivière Ardèche même si j’en avais soutenu le projet, je trouvais dommage de vouloir essayer
d’introduire des Ombres dans un milieu où il n’avait peut être jamais existé et de le laisser disparaître d’une rivière où naguère ils étaient si nombreux. Il suffit de se rendre à l’ouverture
sur les bords du Haut Allier pour se rendre compte que ce n’est plus l’affluence d’y il y a quelques années loin s’en faut. Où est l’époque où il était si difficile de se garer sur le bord de
cette magnifique rivière le jour de l’ouverture du Thymallidé ? J’en avais discuté un jour avec la dynamique directrice de la fédération de pêche de l’Ardèche et de nos réflexions en était
née un projet d’étude. Le cahier des charges de l’étude préliminaire étant bien avancé, les premiers travaux de cette étude menés conjointement avec les fédérations de pêche de la Lozère, de la
haute Loire et de Plan Loire Grandeur Nature devraient voir le jour en 2008. Si cette étude peut arriver à nous faire comprendre pourquoi cette espèce si nombreuse autrefois est en danger
aujourd’hui, peut être arriverons nous a enrayer le processus de régression qui frappe aujourd’hui les Ombres de l’Allier. Quand je suis au bord de cette rivière je me prends parfois à rêver du
retour en nombre de mes copains de jeux et des colères (c’est un bien grand mot) qu’ils ne manqueront pas de me faire prendre. J’espère seulement qu’il ne subira pas le même sort que l’autre
prestigieux hôte de l’Allier, le seigneur saumon atlantique, qui si rien de plus n’est fait ne sera plus bientôt qu’un lointain souvenir.
Pour moi l'étude à déjà commencé, car je fais parvenir des écailles et un bout de nageoire à Henry Persat chercheur au CNRS. Les
écailles pour l'âge, le petit bout de nageoire pour la génétique.
Je remercie l'ami James Bouvier pour cette vidéo de la prise d'un ombre de l'Allier.
4
Après la première campagne d'étude génétique réalisée en 2006 par la fédération de pêche de l'Ardèche sur les truites fario de quinze rivières du département (voir
article étude génétique), cette étude se poursuit toujours sur d'autres cours d'eaux. Pour 2007 des pêches électriques ont été réalisées sur la Thines, la Bourges, la Fonteaulière, l'Auzène, le
Talaron, la Daronne, le Mezayon, l'Espezonnette et la Beaume. Je rappelle que cette étude a pour but de contrôler l'état qualitatif des populations de truites fario à la suite des déversements
massifs effectués sur les rivières du département et de juger de leurs impacts sur les truites autochtones.
Pour la pêche électrique effectuée sur la Beaume, elle c'est faite en compagnie de Patrick Berrebi qui n'est autre que le généticien de l'Université de Montpellier
qui s'occupe de cette étude.
Je vous ferai connaître les résultats de l'étude complète réalisée cette année dès que celle-ci sera disponible. En attendant voici quelques
photos prises sur la Beaume au cours de la pêche électrique.
Les préparatifs, à gauche, Patrick Berrebi et ces deux assistantes.
La pêche qui a permise de prendre les beautés qui vont suivre.











Il ne restera plus à Patrick et ces assistantes qu'à analyser les trente morceaux de nageoire caudale prelevée pour définir le poucentage de poisson de
pisciculture présent dans les gênes de ces truites. Je vous ferai parvenir les conclusions de cette étude sitôt qu'elles seront disponibles.
0
Alerté par le mail vendredi soir d’un copain qui me signalait une vingtaine de truites mortes sur la Loire, et plus précisément sur le NK de St Eulalie j’ai
contacté pour avoir des infos supplémentaires l’ami Serge Mouyon patron de l’Hôtel du Nord à St Eulalie. Celui-ci me confirme qu’en effet il avait eu vent que 4 ou 5 truites
dont une de 42 cm avaient été trouvées mortes sur le parcours ces derniers jours, mais pas autant que le chiffre que je lui annonçais. Que fallait il croire, que le taux de mortalité était en
augmentation ? Partant de là, j’ai contacté le garde pêche particulier de l’assoce locale pour l’informer et lui demander de récupérer des poissons afin de les faire analyser. Samedi matin
il est allé constaté lui-même le bien fondé de cette histoire.
Le samedi matin donc, ils ont prospecté le NK et ont sorti 23 truites mortes entre 19 et 35 cm. Une seule truite récupérée peu de temps après sa mort présentait un
anus enflé et rouge. L’eau samedi était à 20°5, lundi aidée par la pluie elle était redescendue à 12°. La prospection effectuée lundi sur 2 km à l’amont et l’aval n’a rien donné, seulement deux
nouveaux cas sur le NK. Sur les 5 KM prospectés il a été retrouvé en plus, je devrais dire seulement, 3 vairons et une loche franche de morts. Il semblerait donc que le plus gros taux de
mortalité se situe sur le NK et sur les truites. Les truites récupérées ont été expédiées par la Fédération de pêche de l’Ardèche à un labo de pathologie aquacole du Jura pour études. Je vous
donnerai les résultats de ces analyses lorsqu’ils seront en ma possession. En attendant la Fédération reste vigilante sur ce problème.
Je m’étais fait un point d’honneur à ne pas mettre une photo de truite morte sur mon blog, j’en suis désolé croyez moi mais je ne pensais pas
avoir un jour à traiter un cas pareil.
Jeudi 26 juillet,
Les premiers résultats concernant l’analyse parasitaire ne donnent rien de positif. Il faudra attendre les résultats de l’analyse bactériologique pour peut être
avoir l’explication à ce phénomène.
Vendredi 3 aout,
Les premières constatations du Labo nous sont parvenues. Les analyses donnent une forte suspicion d'Aeromas salmonica(agent responsable de la furonculose). L'identification définitive de la
bactérie devrait avoir lieu en début de semaine prochaine.
Mercredi 15 Aout,
Cette fois le doute n'est plus permis, il s'agit bien de Furonculose. Il semblerais qu'une autre rivière du plateau soit touchée, il s'agit de la Veyradeyre. Pour
les pêcheurs désireux de venir pratiquer sur les rivières du plateau Ardèchois, je ne saurais que trop vous conseiller de laver vos waders aprés chacune de vos sorties. Trente minutes dans un bain
d'eau plus Javel doit suffire à stériliser votre waders sans oublier les chaussures si elles sont séparées.
Voici deux liens à consulter pour plus d'informations sur la Furonculose.
http://www.medvet.umontreal.ca/departements/patho_micro/ictyopathologie/traitements.htm#furonculose
http://www.itpa.vetsuisse.unibe.ch/fiwi/downloads/Franz/Notice_Furonculose.pdf




1
L’aappma de Pont de Labeaume vient d'agrandir son parcours no kill. Pour les pêcheurs qui connaissent déjà les lieux, le parcours débute
désormais depuis la passerelle de Bayzan et remonte jusqu'au pont dans le village, pont qui était en fait sa limite aval. Ce nouveau tronçon porte sa longueur à environ quatre kilomètres. La
passerelle de Bayzan se trouve à la sortie de Lalevade en venant d'Aubenas. Une pêche électrique effectuée fin juin 2006 par la fédération de pêche sur le secteur de Romégier avait montré un
déficit en truite. C'est en fait ce qui a motivé l'aappma à mettre ce secteur qui était très pêché en réserve active. Cet agrandissement permettra aussi de désengorger l'ancien parcours qui
certains jours était plutôt encombrer à mon goût. Le parcours se compose d'une succession de grands plats et de rapides de bonnes longueurs. Pour exemple le « rail de Romégier »
d’une distance d’environ trois cent mètres vous occupera une bonne partie de votre sortie de pêche. Pour le pêcher correctement je préconiserais de le pêcher une fois rive droite, de redescendre
et remonter rive gauche ou vice versa. Au mois d’avril si les March Brown sont au rendez vous y passerez une bonne après midi croyez moi.
L’accès à ce spot se fait par une petite carrière où je vous demanderais seulement de faire attention à garer votre voiture de façon à ne pas gêner les camions. Il en sera de même pour tous les
autres accès à la rivière, les riverains ont la gentillesse de laisser ces accès libres, donc a nous de n’occasionner aucune gêne à leurs encontres. Pour les pêcheurs qui voudraient venir passer
quelques jours dans le coin, vous trouverez sur Pont de Labeaume campings et Hôtels. Je vous recommanderais en particulier l’Hôtel du grand Virage à l’entrée sud du village (voir lien). Le patron
à l’habitude de recevoir les pêcheurs. Il a aussi installé trois chalets qui ont quasiment les pieds dans le no kill, bien pratique pour les pêcheurs qui veulent partir quelques jours à
plusieurs. C’est d’ailleurs sous l’hôtel que se sont pris quelques ombres. A partir d’ici il y a moyen d’aller pêcher beaucoup d’autres endroits intéressant dans un rayon de
vingt Km.
Limite aval vu de la passerelle de
Bayzan
Plat juste à laval du
rail de Romègier vu du bord de la route, la petite carrière se trouve à gauche derrière les arbres et l'accés à 50 mètres au bout du parapet.
Le rail de Romègier
Sous l'Hôtel du Grand Virage. J'y ai vu quelques
belles truites le jours où nous avons plongé à la recherche des ombres communs.
Encore sous
l'Hôtel.
Sous la micro centrale de
Pont de Labeaume
Le plat de la scierie, excellent spot de début de
saison.
Le plat de la scierie vu depuis le pont du
village.
1
Dimanche 31 décembre 2006
Pour les pêcheurs qui auraient choisi de venir exercer leurs passions sur les rivières ardéchoises cette année pendant leurs vacances, je vous invite à prendre connaissance du prix des divers
permis disponibles cette année. La nouvelle loi sur la pêche entrant en vigueur on ne parlera plus de taxes piscicoles mais de CPMA (cotisation pêche et milieux aquatiques). Cette CPMA n'est
redevable qu'une seule fois, si vous avez déjà pris un permis sur votre département d'origine ou dans un autre vous ne l'acquitterez pas une seconde fois à une condition tout de même, c'est
que vous ne l'ayez pas oublié chez vous.
Ces cartes sont valables en première et deuxième catégorie tous modes de pêche. (Autorisé bien sûr)
Carte annuelle personne majeure : Prix 65 € dont CPMA 28 €
Carte annuelle personne mineure : Prix 15 € dont CPMA 1 €
Carte annuelle "Découverte" : Jeunes de moins de 12 ans au premier janvier de l'année : Prix 5 €
Carte journalière disponible du premier janvier au trente et un décembre : Prix 9 € dont CPMA 3 €
Carte vacances, validité 15 jours consécutifs, du premier juin au trente et un décembre : Prix 30 € dont CPMA 12 €
2


La fédération de pêche de l’Ardèche avait décidé en 2005 de lancer une étude génétique sur quelques rivières du
département. Cette étude a été faite par Patrick Berrebi de l’Institut des sciences de l’Evolution - Université Montpellier 2. Cette étude est maintenant arrivé à son terme et lorsque l’on sait
le nombre impressionnant d’alevins ou de boites Vibert qui ont été déposé dans ces rivières, nous pouvons nous rendre compte des sommes dépensées pour rien dans ces alevinages. Je prendrais pour
exemple la rivière Ardèche en amont de Lalevade les alevinages y ont cessé depuis 1993, que sont devenus ces milliers d’alevins ? Il n’en reste plus une seule trace, et me
direz vous c’est tant mieux comme ça. Ces résultats prouvent que dans des milieux conformes les alevinages ne servent à rien. Si je m’en tiens aux dires des personnes qui ont la gestion de cette
partie de la rivière, il y a plus de poissons maintenant qu’à l’époque où les alevinages étaient un usage courant. Il ne reste plus qu’à espérer que les dirigeants de nos associations se servent
de ces résultats pour gérer leurs rivières. Je me souviens d’un ancien qui avait été en son temps président d’une a.a.p.p.m.a et qui disait, « avec tous les alevins que nous avons balancé
dans les rivières, on devrait marcher sur les truites » Il savait de quoi il parlait car il avait beaucoup usé du procédé. Il y a une bonne douzaine années, à la demande
de la Fédération de pêche, Patrick Berrebi était venu faire une intervention chez nous. A la question, que pensez vous des alevinages, posé par un président d’association il
avait répondu, au mieux vous nourrissez vos truites, au pire vous les rendez malades.
Pour en savoir plus sur cette étude je vous invite à cliquer sur le lien suivant.
http://fly.gfcom.fr/etudegenetique.pdf
0
J’ai hésité longtemps avant de m’exprimer sur le sujet de la maille en Ardèche, mais devant cette nouvelle qui est tombée récemment je ne peux m’empêcher de pousser un coup de gueule.
Tout d’abord un petit récapitulatif pour ceux qui ne connaissent pas le sujet. La maille de la truite Fario en Ardèche avait été portée à 23 cm dans tous les cours d’eaux du département en 1996.
Un collectif d’A.A.P.P.M.A, avec l’aide il faut bien le dire de quelques élus avait obtenu de Monsieur le Préfet un arrêté datant du 23 Janvier 2004 fixant la taille légale de capture à 20 cm sur
deux rivières, Le Gages et la Bezorgues avec sur deux ans une étude à la clef. Devant cette incohérence, une association regroupant d’autres A.A.P.P.M.A avaient décidé
d’attaquer au Tribunal Administratif cet arrêté. Le 14 Février 2006 le T.A rendait son jugement en cassant l’arrêté du 23 janvier 2004. Nous nous attendions à vrai dire à une riposte de ce
collectif par un recours en appel.
Hors voici et c’est là que je pousse mon de gueule, que c’est le Ministère de l’environnement lui-même qui fait appel de cette décision. Franchement le Ministère n’a donc rien d’autre à faire que
de s’occuper de ça ??? Les problèmes d’eaux, les pollutions, le réchauffement de la planète, j’en passe et des meilleures !!!!! Ce ministère qui va l’encontre d’une mesure qui vise à la
protection d’une espèce, si là ce n’est pas le monde à l’envers ??? Le pire cette fois, c’est que c’est avec de l’argent public que vont se payer les frais de tribunaux, alors que c’est sur
leurs propres deniers que ces associations en faveur d’un retour à la maille à 23 cm ont puisé pour aller au T.A. Le collectif doit bien rigoler car pour eux l’appel du jugement ne leur coûtera
rien. Merci Messieurs les élus.
Je vous tiendrai informé des suites qui seront données à cette affaire en espérant que le droit l’emporte.
2